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JARDIN

À faire en janvier 2017 : apprendre à se passer des pesticides chimiques

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©iStock / Citypresse

Depuis le 1er janvier 2017, les pesticides chimiques ne sont plus en vente libre dans les jardineries. L'occasion est belle d'apprendre petit à petit à s'en passer, d'ici leur interdiction totale en 2019.

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©iStock / Citypresse

Ça y est, c'est parti ! Depuis le 1er janvier, les pesticides de synthèse ne sont plus en vente libre dans les jardineries. Mais que les jardiniers à l'indécrottable obédience chimique se rassurent, leurs molécules préférées seront encore disponibles auprès des vendeurs jusqu'en 2019. Et tant pis si les méfaits présumés de ces produits sur l'environnement et leur propre santé ont échoué à les inciter, ne serait-ce que par précaution, à changer leur comportement ! Mais qu'ils se le disent, ils ont deux ans pour apprendre à s'en passer. C'est d'autant plus nécessaire que les alternatives existent. 2017, année de la reconversion ?

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©iStock / Citypresse

Vers une disparition progressive

C'est donc fait, depuis le 1er janvier, les pesticides chimiques ne sont plus en vente libre dans les rayons des jardineries. Cette heureuse nouvelle représente un premier pas vers leur interdiction définitive prévue en 2019 dans les jardins amateurs. La fin du libre-service ne veut toutefois pas dire leur disparition totale : ces produits seront encore disponibles sur demande durant deux ans. Les jardineries ont d'ailleurs dû s'organiser pour répondre à la nouvelle législation en créant des vitrines sous clefs ou des comptoirs derrière lesquels un conseiller-vendeur titulaire du certificat Certiphyto (obligatoire depuis 2013) distribue conseils et produits pour sensibiliser les clients aux solutions alternatives.

Changement de point de vue

Pour apprendre à se passer des herbicides, insecticides ou fongicides de synthèse, le jardinier doit d'abord changer de paradigme. Il lui faut prendre conscience de l'importance des équilibres naturels et du rôle capital que jouent la faune auxiliaire, le sol et la biostimulation dans la santé des plantes. Car une plante en bonne santé est une plante plus résistante qui nécessite moins de traitements. Il va devoir réaliser que la présence d'une quantité régulée de « mauvaises herbes » ou de ravageurs n'est pas catastrophique. Qu'un peu de désordre apparent favorise en réalité l'ordre d'une biodiversité régulatrice. Et qu'au potager, les associations et les rotations des cultures réduisent la nécessité des traitements. Il est certain que, sans ce petit cheminement intellectuel, l'utilisation pure et simple des traitements naturels risque fort de s'avérer décevante.

Les traitements naturels

La large palette des alternatives utilisables en agriculture biologique et leurs multiples combinaisons possibles permettent généralement de faire face à tous les cas de figure. Ainsi les extraits végétaux tels que les purins, décoctions, infusions et macérations sont à eux seuls un arsenal qui permet de traiter tous les problèmes de ravageurs et de maladies, mais également de stimuler les défenses naturelles des plantes. La régulation des mauvaises herbes passe par une prise en charge au plus tôt des jeunes indésirables, avec l'arrachage manuel, les désherbants naturels (à base d'acide pélargonique ou acétique) ou thermiques (brûleurs thermiques). Des actions d'aménagement peuvent aussi être envisagées à plus long terme comme la pose de paillis minéraux ou organiques, ou de plantes couvre-sol. Les actions curatives concernant les attaques massives d'insectes sont possibles grâce aux insecticides naturels composés de pyrèthre.

Benoit Charbonneau
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